Charles Péguy

Dans ses poèmes, MARIE tient une grande place.

 


 

Charles PEGUY, né à Orléans le 7 janvier 1873 a été élevé par sa mère, rempailleuse de chaises. Il fait ses études à l’École Normale puis intègre le Lycée Louis le Grand à Paris. Délaissant le catholicisme, il devient socialiste. Dans l’affaire Dreyfus, il prend intensément parti pour la révision du procès et révèle ainsi ses dons remarquables de polémiste !

 

En 1908, PEGUY, les yeux remplis de larmes dit à son ami Joseph LOTTE : «  Je ne t’ai pas tout dit…J’ai retrouvé la foi…Je suis catholique ».

 

Au début de la première guerre mondiale Charles PEGUY part au front. Il tombe, à la tête de sa Compagnie au début de l’attaque de la Marne le 5 septembre 1914 à l’âge de 41 ans  « …couché dessus le sol à la face de Dieu ».

Dans ses poèmes, MARIE tient une grande place.

L’extrait qui suit est tiré du « Porche du Mystère de la Deuxième Vertu. »

«  … Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas…

Il faut alors prendre son courage à deux mains

Et s’adresser directement à celle qui est au-dessus de tout

Être hardi. Une fois. S’adresser hardiment à celle qui est Infiniment belle.

Parce qu’aussi elle est infiniment bonne…

A celle qui est infiniment riche

Parce qu’aussi elle est infiniment pauvre…

A celle qui est infiniment joyeuse

Parce qu’aussi elle est infiniment douloureuse…

A celle qui est infiniment céleste

Parce qu’aussi elle est infiniment terrestre.

A celle qui est infiniment éternelle

Parce qu’aussi elle est infiniment temporelle.

A celle qui est infiniment au-dessus de nous

Parce qu’elle est infiniment parmi nous.

A celle qui est la mère et la reine des anges

Parce qu’aussi elle est la mère et la reine des hommes.

A celle qui est Marie

Parce qu’aussi elle est pleine de grâce. »

 

                                               Thérèse et Michel Gantzer.

 

P.S. Une lecture à haute voix vous permettra de mieux découvrir la puissance poétique de Charles Péguy.     

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